Patrimoine


dolmen de Thiré pont de Thiré lavoir de Thiré La Smagne Eglise de Thiré fontaine de Thiré jardins de William Christie

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Dolmen de Thiré


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Le dolmen de la Pierre-Folle
Il se localise au nord-est de Thiré, plus précisément au lieu-dit le Pu (forme poitevine de puy) non loin de la Smagne, sur un terrain calcaire à une altitude de 45 mètres. La table de couverture a disparu, il ne reste plus que sept piliers de schiste qui délimitent une chambre funéraire rectangulaire. Lors des fouilles dans la seconde moitié du XXème siècle, un minimum de quarante personnes a été dénombré dans la chambre funéraire. Le mobilier recueilli (flèches, céramique, objets en os, éléments de parure en or, perles,…) laisse penser que ce monument érigé au Néolithique final (dans la deuxième moitié du 3ème millénaire av. J.-C.), fut l'objet de nombreuses réutilisations jusqu'au Bronze final. Ce dolmen fut fouillé entre Pâques 1968 et mai 1971 par Pierre Chaigneau et Roger Joussaume. Ce dernier, alors stagiaire au Centre National de la Recherche Scientifique, lance dans les années 70 une véritable recherche scientifique, axée sur le néolithique et les mégalithes. Localement, il a contribué à la connaissance préhistorique de la Vendée par l’étude de plusieurs sites d’habitats et funéraires sur le pourtour du Marais Poitevin. De type angevin, comme celui de la Frébouchère au Bernard, ce dolmen se compose d’une vaste chambre de 7 m de long sur 5 de large dans laquelle on pénétrait par une antichambre disparue, située au sud-est. On ne sait, si primitivement il fut recouvert d’un tumulus. Les fouilles montrèrent que ce mégalithe imposant fut réutilisé durant plusieurs siècles comme sépultures.

Pont de Thiré


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Le pont
Pont voûté ou en maçonnerie, il se compose actuellement de quatre ouvertures. L’administration royale de Louis XIV fait état en 1679 de « l’adjudication du nouveau pont » de Thiré. Plus tard, il est visible dans le cadastre napoléonien de 1828. Au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, celui-ci fut probablement rénové et non construit comme l’indique la légende d’anciennes cartes postales, datant les travaux à l’année 1864 (confusion avec l’élévation de la fontaine ?). Plus récemment, les parapets du pont ont été surhaussés.

Lavoir de Thiré


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Le lavoir de Thiré
La restauration de la fontaine achevée au début de l’année 2001, permet à la commune de recevoir en septembre 2002 le Trophée du patrimoine de pays. En 2010, notre collectivité poursuit les travaux par la rénovation du lavoir et l’aménagement des abords. En 1861, le maire Isidore Bailly et son conseil envisagent la construction d’une fontaine publique avec pompe et la réparation du lavoir communal. Les édiles constatent l’urgence des travaux vue l’état « déplorable » des anciennes structures. Ainsi dans un souci d’ « humanité et de salubrité », on justifie cette nouvelle charge financière prévue au budget pour l’année 1863. On confie la construction à l’architecte Auguste Garnereau de Fontenay-le-Comte. Ce dernier prévoit de « creuser un puits de deux mètres de profondeur sur 0,60 de diamètre de manière à faciliter l’écoulement des sources. La pierre de taille destinée au monument de la fontaine proviendra des carrières de la Charente…La porte sera faite sur mortier de chaux et sable fin…Deux dauphins d’appliques en fonte et posés dans les niches du monument [aujourd’hui il ne subsiste qu’un seul poisson stylisé surmonté de massettes]. Une pompe aspirante munie de sa brimbale et de deux tuyaux en cuivre sera placée dans l’intérieur du monument de manière à remplir d’eau les deux bassins adjacents… ». En 1864, les réparations du lavoir terminées, le conseil procède à la mise en ferme à Jacques Druet. Ce dernier doit assurer la surveillance et l’entretien du lavoir en percevant les droits des étrangers. Des bornes et des barres de fer sont ajoutées pour clôturer le site. Une plaque de marbre parait à nouveau la fontaine depuis 2003 et mentionne l’inscription suivante « MDCCCLXIV [1864] sous l’administration de Mr Bailly Isidore Maire de la commune de Thiré ce monument fut érigé, étaient membres du Conseil Municipal Mrs Deligné Adjoint, Granger, Moreau, Brothier, Verger, Patarin, Rouillon, Micou, Vergereau et Pelletier ».

La Smagne


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La Smagne
La Smagne qui délimite le nord de la commune, marque le passage de la plaine au bocage. Cette rivière de 50 kilomètres de long naît sur le territoire de la commune de Bourneau, non loin de Vouvant. Elle prend la direction de l'ouest avec de nombreux méandres jusqu'à la fin de son parcours. Elle se jette alors dans le Lay à Dissais, un peu en amont de Mareuil-sur-Lay. Elle draine un réseau assez dense de petits ruisseaux à l’est de Sainte-Hermine. A Thiré, elle bénéficie l’été d’une réalimentation en eau pour maintenir l’étiage et indirectement l’irrigation agricole. Cette rivière de deuxième catégorie permet de pécher le poisson blanc, la perche et le brochet.

Eglise de Thiré


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Eglise Saint-Pierre
La construction de l’église s’est déroulée du XIVème au XVIème siècle. Le chœur est la partie la plus ancienne, sa décoration s’apparente au XIIIème siècle. A l’origine, il s’agissait d’un simple rectangle flanqué d’un clocher. A la fin du XVème siècle, on y ajoute une travée supplémentaire et une chapelle. C’est au dessus de celle-ci, que fut aménagé le grenier de « Fabrique ». On y accède par un escalier à vis. Carrelé, ce grenier servait à entreposer les grains, fruits des baux en nature des terres possédées par la paroisse et affermées à bail par une assemblée de notables. Sur le mur de la nef (mur extérieur originel), on y distingue 12 modillons. Au niveau du clocher, on peut en remarquer d’autres beaucoup plus détériorés. A l’intérieur, trois retables, un bénitier en porphyre et des fonds baptismaux, le tout du XVIIème siècle, complète la richesse patrimoniale de cet édifice inscrit Monument Historique en 1927.

Fontaine de Thiré


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La fontaine et le lavoir
La restauration de la fontaine achevée au début de l’année 2001, permet à la commune de recevoir en septembre 2002 le Trophée du patrimoine de pays. En 2010, notre collectivité poursuit les travaux par la rénovation du lavoir et l’aménagement des abords. En 1861, le maire Isidore Bailly et son conseil envisagent la construction d’une fontaine publique avec pompe et la réparation du lavoir communal. Les édiles constatent l’urgence des travaux vue l’état « déplorable » des anciennes structures. Ainsi dans un souci d’ « humanité et de salubrité », on justifie cette nouvelle charge financière prévue au budget pour l’année 1863. On confie la construction à l’architecte Auguste Garnereau de Fontenay-le-Comte. Ce dernier prévoit de « creuser un puits de deux mètres de profondeur sur 0,60 de diamètre de manière à faciliter l’écoulement des sources. La pierre de taille destinée au monument de la fontaine proviendra des carrières de la Charente…La porte sera faite sur mortier de chaux et sable fin…Deux dauphins d’appliques en fonte et posés dans les niches du monument [aujourd’hui il ne subsiste qu’un seul poisson stylisé surmonté de massettes]. Une pompe aspirante munie de sa brimbale et de deux tuyaux en cuivre sera placée dans l’intérieur du monument de manière à remplir d’eau les deux bassins adjacents… ». En 1864, les réparations du lavoir terminées, le conseil procède à la mise en ferme à Jacques Druet. Ce dernier doit assurer la surveillance et l’entretien du lavoir en percevant les droits des étrangers. Des bornes et des barres de fer sont ajoutées pour clôturer le site. Une plaque de marbre parait à nouveau la fontaine depuis 2003 et mentionne l’inscription suivante « MDCCCLXIV [1864] sous l’administration de Mr Bailly Isidore Maire de la commune de Thiré ce monument fut érigé, étaient membres du Conseil Municipal Mrs Deligné Adjoint, Granger, Moreau, Brothier, Verger, Patarin, Rouillon, Micou, Vergereau et Pelletier ».

Jardins William Christie


jardin christie
Le jardin du logis du Bâtiment
C’est à l’origine une ancienne demeure du XVIIème siècle, utilisée durant le XXème siècle en bâtiment de ferme, puis laissée à l’abandon jusqu’à l’arrivée en 1985 de son nouveau propriétaire William Christie, claveciniste et chef d’orchestre des « Arts Florissants ». Après avoir terminé la rénovation des lieux, William Christie se lance dans la création d’un jardin à la française planté de buis, charmes, ifs et tilleuls. Composé en particulier d’un cloitre, d’un colombier et d’un plan d’eau, l’ensemble s’étend actuellement sur près de 15 hectares et fait l’admiration de nombreux visiteurs. Logis et jardin inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, respectivement en 1985 et en 2007. Ouverture du jardin : du 1ier au 10 juillet et au mois de septembre, de 13h à 14h. Entrée gratuite.
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(version du 10/08/2011, 1772 ko.)

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